Le Brent bondit de 5 % vers 105 dollars. La Bourse de Paris recule et les taux français remontent encore
Les attaques contre des navires se multiplient dans le Golfe. Les rendements de la dette grimpent des deux côtés de l'Atlantique, la BCE ne bouge pas.
Le baril de Brent gagnait environ 5 % jeudi et s'échangeait autour de 105 dollars, d'après l'AFP et Reuters, sur fond de tensions au Moyen-Orient. Reuters cite la multiplication des attaques contre des navires dans le Golfe et la possibilité que Washington relance des opérations militaires d'envergure contre l'Iran. Les Houthis ont frappé des aéroports saoudiens, avec trois morts d'après Riyad. Les Bourses européennes reculent. Le CAC 40 a cédé près de 1 % en séance (7 700,73 points à 13 h 50) avant de finir à 7 729,69 points, en baisse de 0,51 %, après −1,22 % mercredi. Le WTI américain gagnait près de 3,7 % en soirée, vers 91,5 dollars. Le titre OPmobility chute d'environ 16 % après avoir revu ses prévisions à la baisse et annoncé des suppressions de postes, selon Zonebourse et Les Échos. À Wall Street, les contrats à terme perdent environ 0,5 % et le rendement des bons du Trésor à dix ans reste proche de son plus haut depuis 2002.
En France, les taux d'emprunt repartent à la hausse. Le taux de l'OAT à dix ans valait environ 4,90 % la veille, après un pic à 4,96 % en séance le 1er octobre. Le gouverneur de la Banque de France, Emmanuel Moulin, estime que les chocs géopolitiques se traduisent désormais par un choc financier. D'après l'AFP, la BCE ne bouge pas pour l'instant : le ministre de l'Économie et un gouverneur jugent une intervention peu pertinente, un autre évoque une possible hausse de taux. Dans Le Monde, vingt-trois économistes pressent les élus d'agir pour « stopper le décrochage français », et le journal explique pourquoi la situation du pays inquiète aux États-Unis.