Mouvement lycéen : 71 500 manifestants jeudi, 3 000 remplaçants promis et une nouvelle journée d'action mardi
Le gouvernement promet 3 000 professeurs remplaçants d'ici mardi, jour d'une nouvelle mobilisation. La colère ne retombe pas, et le Premier ministre est pris entre plusieurs crises.
Jeudi 8 octobre, la quatrième grande journée du mouvement lycéen a réuni 71 500 personnes en France, dont 24 500 à Paris, selon le ministère de l'Intérieur, qui compte 504 interpellations et 48 policiers et gendarmes blessés. La plupart des établissements ont rouvert, mais des blocages de lycées et d'universités subsistent. Assas, faculté d'ordinaire classée à droite, a connu son premier blocus, de même que de prestigieux lycées parisiens, d'après franceinfo. Des heurts ont éclaté place de la Bastille en soirée (Le Figaro, Le Monde). À Reims, un policier a été touché au visage par un tir de mortier, selon franceinfo. Le Monde relève que la situation de la France, entre dette record et manifestations lycéennes, est suivie bien au-delà de ses frontières.
Jeudi soir, au journal de TF1, le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, a annoncé l'arrivée de 3 000 professeurs remplaçants dans les 514 établissements qui en ont le plus besoin, d'ici mardi (Le Monde, Le Figaro). L'intersyndicale appelle à une nouvelle journée d'action mardi 13 octobre. La colère ne retombe pas malgré l'allocution de Sébastien Lecornu, cerné par les crises, note France 24 : lycéens, dette, carburants, agriculteurs. Pour les carburants, le Premier ministre réunit lundi les distributeurs et espère une baisse « début novembre » (Le Monde). Selon un sondage Odoxa pour Le Figaro, 63 % des Français jugent la colère justifiée et 58 % pensent que la police n'est pas responsable des violences. Le Défenseur des droits a été saisi par une vingtaine de familles (Le Figaro). Téhéran critique la répression, Paris dénonce une campagne de désinformation iranienne et a convoqué l'ambassadeur d'Iran (France 24). France 24 ajoute que d'autres secteurs pourraient se mobiliser à leur tour. La suite se jouera en trois temps : l'arrivée des remplaçants, le rendez-vous de lundi sur les carburants, puis la rue mardi.